Une cinquantaine de matchs après le début de la compétition, le 13 janvier, la CAN 2023 se révèle inédite. Au pays de l’émergence économique mise en oeuvre par le Président Alassane Ouattara, chef de l’État ivoirien, le football africain affiche lui aussi une surprenante dynamique d’émergence.

Cap Vert, Guinée Equatoriale, Guinée -Bissau ne comptent plus pour peu sur l’échiquier footballistique du continent. Ces équipes ont créé bien des surprises et donné du fil à retordre aux traditionnels « grands » du football africain. Le pays organisateur, la Côte d’Ivoire, ne dira pas le contraire, ayant subi une retentissante déculottée infligée par les …. de la Guinée Equatoriale, qui a lourdement compromis leurs chances de qualification pour le deuxième tour, obtenue finalement sur le fil par la grâce d’une victoire du Maroc dans un match à distance porté en prière par la Côte d’Ivoire. Les « petits » n’ont pas tous crevé l’écran, mais ils n’ont aucunement été ridicules. Tanzanie, Mozambique, Mauritanie, Guinée, Namibie, Angola, Mali, Burkina Faso, ont tous su tirer leur épingle du jeu.

Certes, la configuration des demi-finales préfigure une finale entre des habitués de la scène, mais il convient de remarquer que la situation ante du football africain a été bousculée au cours de cette 34è CAN. La hiérarchie de fait qui a toujours prévalu est définitivement remise en cause. De nouvelles forces émergentes se sont affirmées et ont illuminé la compétition.

Vous avez dit « CAN au pays de l’émergence? » Quoi de plus normal!