Le chef du Projet Hospitality explique cette nouveauté dans l’histoire de la Coupe d’Afrique.

 

Le projet Hospitality, c’est quoi?

C’est un projet novateur pour les compétitions de football africain et la Côte d’Ivoire est le premier pays à proposer un tel service en Afrique. Il est adressé aux clients Premium.

Nous proposons un produit haut de gamme, commercialisable pour les entreprises et les particuliers. Ce produit sera composé de boissons et de nourriture, un accès prioritaire dans le stade, les  meilleures places du stade (des places centrées), la possibilité de rencontrer d’autres personnes, d’échanger, et en prime, un cadeau qui sera offert.

Nous espérons que ce produit sera adopté par la population. Nous avons déjà beaucoup de demandes, certaines depuis plus d’un an.

 

Quelles sont vos cibles? Pour nous, il n’existe ni collectivités ni entreprises sur un stade. Tout le monde est spectateur. Tous ceux qui ont les moyens d’acquérir ce produit sont nos cibles.

 

Y a-t-il une passerelle entre la Billetterie et vous?

Tous ceux qui auront besoin d’acquérir des “Pass Hospitality” peuvent nous contacter directement. Une partie des billets sera accessible en ligne.

Comme pour la Billetterie, il y aura des points de vente qui pourront recevoir certaines demandes concernant les particuliers.

 

Un périmètre particulier est-il défini dans les stades pour ces clients?

Bien sûr. C’est une expérience particulière et, en matière de tribune, ils ont les meilleures places. Un espace leur est dédié dans chaque stade.

 

Le coût du billet est-il plus élevé?

Il est équivalent au service délivré. Il est clair que celui qui vient au stade en étant pris en charge au niveau du transport, de la nourriture, du rafraîchissement, avec un cadeau en plus, va devoir débourser plus que les autres spectateurs.

N’y a-t-il pas de risque que la Billetterie et vous, vous vous marchiez sur les pieds?

Cela ne saurait advenir. Aucune offre de service n’accompagne le billet sec émis par la Billetterie, contrairement au “Pass Hospitality”..

Dans notre stratégie de déploiement, nous avons l’intention de travailler avec des agences de voyage (Tour Operators) et des conciergeries. Ces conciergeries auront la possibilité d’offrir, en plus de nos Pass, des services dédiés supplémentaires, afin de parfaire l’expérience client que nous souhaitons offrir. Nous reverserons à la Billetterie les achats de billets secs qui la concernent.

De son côté, la Billetterie est sensée nous transmettre les demandes de billets haut de gamme qui lui parviendraient.

 

Comment êtes-vous arrivée à faire accepter ce produit par la CAF?

Notre projet est l’un des derniers nés au COCAN. Avant notre arrivée au COCAN, l’équipe Vivendi en place portait déjà ce projet.

Avec le soutien de nos responsables, en particulier celui de notre Directeur exécutif, et aussi de notre président de commission, nous avons pu arriver à la finalisation et l’acceptation de ce programme par tous.

 

Y a-t-il des frémissements qui vous fondent à penser que le public va adopter ce produit?

Nous sommes persuadés, au regard des listes d’attente que nous avons, que nous allons vendre toutes les places.

Comment est né ce projet?

Hospitality est un produit d’accueil , utilisé par le marketing à travers le monde depuis quelques années, dans l’hôtellerie, notamment  depuis l’accueil client jusqu’à la chambre.

Mon expérience de travail, à travers le monde, m’a permis de connaître cette expérience marketing.

Mais je n’avais pas encore été à la création et à la fin d’une hospitalité commerciale pour une compétition sportive. Auparavant, de par mes activités de chef d’entreprise, j’ai conçu des programmes d’hospitalité dans la restauration, l’hébergement, des événements conventionnels.

J’ai déjà envoyé des groupes ivoiriens et étrangers en position d’hospitalité à l’extérieur sur des compétitions à Roland Garros ou à des séjours en montagne pour faire du sky.

C’est un défi personnel pour moi de faire accepter le déploiement de ce programme en Côte d’Ivoire.

Mes combats aujourd’hui sont différents de ceux qui m’animaient à l’époque. Aujourd’hui, avec la grâce de Dieu, j’essaie de partager tout ce que j’ai reçu à travers mes différentes expériences et mes erreurs, afin de jouer ma partition dans cette grande mission.